2021, année de la plus forte croissance économique depuis 2007, avec une progression survoltée du PIB non seulement au Luxembourg mais plus généralement au sein de la zone euro et dans le monde. Faut-il y voir une soudaine résurgence des Trente Glorieuses ? Pas précisément : il s’agit simplement d’un effet de rebond dans la foulée de l’annus horribilis 2020.

Ne gâchons cependant pas notre plaisir : le rebond en question est tout de même fort appréciable, pour user d’une litote. Il l’est d’autant plus qu’en définitive, le Luxembourg avait déjà bien résisté à la crise en 2020 avec un PIB en recul de 1,8%, soit un décrochage nettement moindre qu’au cœur de la Grande Récession en 2009 (avec 3,2% de moins en une seule année). Plus 7% succédant à -1,8 signifie qu’en moyenne, le PIB a augmenté à un rythme de 2,5% de 2019 à 2021. En outre, la croissance (mais à voir compte tenu du contexte géopolitique…) serait de l’ordre de 3,5% en 2022 selon la plupart des observateurs. Malgré un contexte on ne peut plus « plombé », il s’agit d’oscillations autour de la fameuse « croissance tendancielle » souvent évoquée de 3%.

On pourra, peut-être à juste titre, nous accuser d’être des maniaques de la croissance. Constatons tout de même que la relative bonne tenue (surtout compte tenu d’un contexte s’apparentant à un 10ème cercle des enfers de Dante…) de l’économie grand-ducale s’est accompagnée d’un franc recul du sous-emploi ces derniers mois. Avec 4,9% en janvier, le taux de chômage est le plus bas depuis 2009. Même si dans le même temps de nombreuses situations de détresse sociale ont été accentuées par la « crise COVID ».

Il y a au total de quoi avoir le tournis : nous avons connu tour à tour l’effondrement du PIB (en particulier au 2ème trimestre de 2020), puis un rebond dont la rapidité et l’ampleur ont surpris, une flambée puis une spectaculaire résorption du chômage. Le tout avec pour toile de fond un véritable mouvement brownien, fait de taux d’intérêt historiquement faibles (votre serviteur a l’essentiel de sa vie connu un taux d’intérêt réel de 3% l’an…), d’inflation immobilière et d’inflation « tout court », de problèmes géopolitiques, de ruptures de chaînes de valeur, de pénuries de matières premières, de microprocesseurs ou de main-d’œuvre, et cætera.

La période 2020-2021 fut donc particulièrement dense. Pour un économiste (un sociologue, un historien, un médecin, un responsable politique, …), ces deux années équivalent à une éternité. IDEA n’a pas pour autant contribué 5 à 10 fois plus au débat public qu’à l’accoutumée, mais nous avons la faiblesse de croire que nous avons tout mis en œuvre pour bien appréhender – et surtout pour bien transmettre – les multiples événements qui ont jalonné une année 2021 réellement vertigineuse.

A vous de juger, sur la base de ce rapport d’activité qui vous incitera sans doute à vous pencher plus avant sur nos diverses publications et sur les événements associés.

rapport d'activités 2021 IDEA

One thought on “Rapport d’activité 2021

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