Il a été communément admis par diverses institutions (CreditReform, STATEC,…) et déjà commenté par la presse que la déferlante de faillites tant redoutée n’a finalement pas eu lieu au Luxembourg, où il y a eu 1206 faillites en 2020 (contre 1239 en 2019). Le constat est le même en France, entre 2019 et 2020, où le nombre de faillites a même diminué de 38% selon le groupe Altares. La politique du « Quoi qu’il en coûte » a probablement permis d’épargner un certain nombre de structures.

Un soulagement qui pourrait être éphémère puisque les économistes n’excluent pas une flambée des faillites… au moment de la reprise économique. Cela peut paraître paradoxal que ça aille mal quand ça va mieux mais, comme évoqué par IDEA en novembre dernier, les prochains mois seront cruciaux pour les entreprises. A l’heure actuelle, le chômage partiel, les garanties de prêt, les aides directes et indirectes, les échéances fiscales et de charges sociales rallongées, etc. permettent de panser les plaies tant bien que mal mais qu’en sera-t-il lors de la reprise de l’activité économique ?

Compte tenu de l’importance de cette question, IDEA a décidé d’observer, chaque mois, les faillites afin d’essayer d’anticiper au mieux un éventuel retournement de situation qui pourrait bien être un des enjeux majeurs de 2021. L’indicateur est à retrouver tous les mois dans le Tableau de bord économique et social. Les données des faillites mensuelles sont issues du Registre du Commerce et des sociétés. En janvier 2021, on dénombrait 115[1] faillites, contre 154[2] en janvier 2020, soit une baisse de 25%.

S’il est encore impossible de dire à quel moment cette phase s’ouvrira et surtout si elle s’ouvrira, la principale préconisation que l’on peut faire à ce stade est que la reprise de l’activité économique ne doit pas être synonyme d’arrêt total des aides accordées par l’Etat mais de reconfiguration de celles-ci. En effet, l’année passée nous montre qu’avec des politiques d’assistance adéquates, nous pouvons éviter le pire. En maintenant des dispositifs d’aide et d’accompagnement aux entreprises, même après la crise, pourquoi ne pas imaginer que la vague de faillites n’arrive jamais ?

 


[1] Calculs IDEA au 01/02/2021

[2] STATEC

One thought on “Édito de la semaine : Et si la vague de faillite n’arrivait jamais ?

  1. Une vague de plusieurs centaines de faillite est attendue pour mars ! Il semble que les huissiers sont en train de notifier un grand nombre de commandements de payer pour le compte d’administrations publiques. Une absence de payement entrainera des assignations en faillite dans les prochaines semaines. La vague de faillites arrivera donc bien et elle est imminente!

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.