La crise « Corona » est un choc sanitaire avant tout, mais aussi un événement socio-économique doublement important. Il se caractérise à la fois par son caractère général – puisqu’il affecte l’ensemble des foyers et entreprises de notre planète bleue – et par son intensité, avec à la clef un considérable ressac de l’activité économique attendu pour 2020.

Le Grand-Duché n’est certes pas épargné, même si les aspects sanitaires de la crise y ont été traités de manière ordonnée. Même en ce mois de mai synonyme de « déconfinement », le retour en usine ou au bureau demeure progressif et partiel, sans parler d’un « Patt » à la luxembourgeoise ou d’un bon gueuleton dans notre restaurant favori.

Procéder à une évaluation de l’impact de ce choc sur le plan luxembourgeois est une véritable gageure. C’est pourtant à cet exercice que se livre le présent document, en menant à bien divers exercices de simulation visant notamment à mieux cerner les retombées économiques et budgétaires du (dé)confinement. Ils fournissent d’utiles points de repère, pouvant cependant être balayés d’un jour à l’autre par des événements sociaux, économiques mais aussi et surtout épidémiologiques[1].

Ces simulations visent avant tout à aider le lecteur à mieux appréhender l’incidence de la crise du Coronavirus sur l’activité économique et les finances publiques grand-ducales. L’orientation du document de travail est purement quantitative et ce dernier est « confiné » aux seules années 2020 et 2021. Il ne s’agit donc pas d’inférer les conséquences de moyen terme de la crise sur l’ensemble des dimensions socio-économiques – autant d’exercices certes indispensables, sur lesquels IDEA ne manquera d’ailleurs pas de se prononcer au cours des mois (voire des années…) à venir.

 

[1] La « cut-off date » du présent document de travail est d’ailleurs le 18 mai 2020 (et même le 30 avril 2020 en ce qui concerne les mesures gouvernementales, afin d’être en phase avec le Programme de Stabilité et de Croissance du Luxembourg).

 


Ce document de travail a été présenté lors d’une conférence-débat intitulée « COVID-19: Le pire est-il certain? ». A cette occasion, nous avons invité Denis Ferrand, fin observateur de la vie économique française, européenne et mondiale, jamais avare de réflexions constructives à l’attention des décideurs publics et privés, pour nous faire part de son analyse de la situation.

Les vidéos de ces deux présentations sont disponibles via les liens ci-dessous:

 

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