Face à l’alourdissement continu du poids de la dépense logement dans le budget des ménages et aux difficultés croissantes rencontrées par les acteurs (entreprises de construction, promoteurs, etc.) de la chaîne du logement, les propositions destinées à « relancer le marché immobilier » et à « résoudre la crise du logement » se multiplient. Les plus fréquemment avancées s’articulent généralement autour de trois grandes orientations :
- Soutenir le pouvoir d’achat immobilier des propriétaires-occupants et des investisseurs locatifs en augmentant les dépenses fiscales (amortissement accéléré, tva-logement, Bëllegen-Akt, etc.) avec le double objectif d’améliorer l’accès au logement et d’augmenter le nombre de logements construits[1] ;
- Simplifier les procédures afin de permettre un choc d’offre à la hauteur des besoins projetés (environ 6.000 logements / an)[2] ;
- Réformer les impôts fonciers afin de « contrecarrer la spéculation immobilière et d’inciter les propriétaires à mobiliser leurs terrains et à mettre leurs logements existants à disposition sur le marché locatif[3] ».
Il s’avère qu’il est difficilement justifiable d’accroître sensiblement des dépenses fiscales en faveur du logement déjà importantes[4], très compliqué[5] de parvenir véritablement à simplifier[6] et établi que la réforme de la fiscalité foncière, même dans sa version maximaliste, n’est pas la panacée.
Dès lors, il convient de compléter ce triptyque (aides fiscales à l’accession à la propriété, simplification administrative, impôts fonciers) relativement convenu par d’autres éléments qui pourraient utilement rejoindre la boîte à outils de la politique du logement et contribuer à ouvrir son champ des possibles.
Action n°1 — Augmenter la demande effective
Action n°2 — Flexi-sécuriser les rapports locatifs
Action n°3 — Produire du logement sans consommer davantage de foncier
Action n°4 — Promouvoir de nouvelles formes de propriété
Action n°5 — Contractualiser avec les communes
Action n°6 — Lever les freins à la mise à disposition de logements aux salariés par leurs employeurs
Consulter en ligne le Document de Travail n°37 :
[1] Voir à ce sujet : https://logement.public.lu/dam-assets/documents/actualites/2026/07/17-mesures-logement/booster-fir-de-wunnengsbau.pdf.
[2] Voir à ce sujet : https://gouvernement.lu/fr/actualites/toutes_actualites.gouvernement2024%2Bfr%2Bactualites%2Btoutes_actualites%2Bcommuniques%2B2024%2B06-juin%2B19-gloden-meisch-wilmes.html.
[3] Voir à ce sujet : https://mfin.gouvernement.lu/fr/dossiers.gouv2024_maint%2Bfr%2Bdossiers%2B2022%2Bimpot-foncier.html.
[4] Voir à ce sujet : IMF (2014), Luxembourg : Selected Issues.
[5] Voir à ce sujet : https://www.wort.lu/politik/ein-frommer-wunsch-die-administrative-vereinfachung/159937717.html
[6] Voir à ce sujet : Projet de loi 7139 portant modification de la loi modifiée du 19 juillet 2004 concernant l’aménagement communal et le développement urbain.
Pour télécharger le Document de Travail n°37 :







Concernant les aides fiscales, tout à fait d’accord. Je suggérerais même d’aller plus loin
– abolir complètement la taxe d’enregistrement. Cela réduirait le coût de l’accession à la propriété de 7 % pour la partie non converte par le “bëllegen Act”. En plus cela encouragerait plus des flexibilité pour sur la planification sur la vie : plus modeste logement pour un jeune couple, plus grand en cas de besoin pour les enfants, et à la retraite de nouveau la facilité de changer pour un logement plus petit. Le système actuel décourage une telle flexibilité puisqu’à chaque vente/achat les taxes d’enregistrement s’appliquent 2 fois, une fois par le nouvel acheteur du logement cédé, et une fois pour l’ chat d’un logement plus approprié. Cette approche existe auc NL et UK notamment.
Abolir pour tous encourage également des investissements pour la construction des logements pour la location par des investisseurs-propriétaires
– impôts fonciers: pas une bonne idée de les augmenter, car pour le propriétaire l’impôt est un coût, tout comme les intérêts à la banque
Maladie: monopole foncier. Traitement impôt foncier. En 1909 déjà, Winston Churchill réclama une taxe sur la valeur foncière. San succès. Ici, nous avons heureusement beaucoup de propriétaires occupants. Aurions-nous encore trop de propriétaires bailleurs assis sur leurs rentes immobilières? Comment leur faire vendre leurs logements à prix réduits, raisonnables? En réduisant leur rentabilité par une taxe immobilière raisonnable. L’impôt foncier est modestissime, fossilisé, la valeur unitaire restant figée depuis 1941. Quel parti politique, (sans l’annoncer, évidemment!), aura le courage de corriger cet héritage des nazis? Les bailleurs, voyant fondre leurs rentes, vendraient.