Les débats concernant la crise du logement et les défis du marché immobilier reposent en partie sur des chiffres incomplets, voire inexistants. Cette carence d’information nourrit les idées reçues, favorise la diffusion d’évidences anecdotiques érigées en preuves et limite la capacité d’action de l’État, tout comme les possibilités d’évaluation rigoureuse de la politique du logement.
En effet, alors que le Luxembourg ambitionne d’être une “data driven economy” de nombreuses lacunes subsistent dans les chiffres liées au marché de l’immobilier. Ces lacunes touchent autant la proportion de logements vacants que le respect de la règle de plafonnement de loyers ou les capacités de constructions luxembourgeoises.
Tant que ces angles morts perdureront, la politique du logement risque de continuer à naviguer entre réformes improvisées, décidées sans base empirique solide, et l’impossibilité d’évaluer a posteriori leurs effets réels. Donner aux autorités statistiques, comme le STATEC, davantage de moyens permettrait de corriger le tir.






