Le nouveau Tableau de bord économique et social d’IDEA… pour aborder une « nouvelle crise »

Prendre le pouls du Luxembourg au moment où s’ancre une crise aussi inédite que ses conséquences sont encore incertaines, c’est l’objectif de ce Tableau de bord économique et social mensuel « nouvelle formule » qu’IDEA lance ce vendredi 8 mai 2020.

Mêlant des indicateurs de court et de moyen terme, il offre à la fois un aperçu sur les évolutions de l’activité économique dans les principaux secteurs du pays, mais aussi sur les conséquences sociales et financières de cette nouvelle crise. La Tableau de bord repose sur 22 indicateurs répartis sur 5 piliers : l’activité économique, le marché du travail, la situation sociale, les finances publiques et l’environnement économique européen.

La seule certitude qu’il est possible d’exprimer à ce stade est qu’une crise démarre. Il est en revanche impossible de savoir quelle forme elle prendra, quelles seront son ampleur et ses conséquences à moyen terme. Pour tenter d’éclairer ces incertitudes et donner « du grain à moudre » aux décideurs publics et privés, le Tableau de bord sera mis à jour tous les mois avec les dernières données disponibles, tant que la situation économique et sociale « l’exigera ».

Les principaux enseignements

Avant le choc provoqué par le COVID19, l’économie luxembourgeoise était dans une phase que l’on pourrait qualifier de « décélération tranquille », avec des difficultés dans le secteur industriel et un ralentissement du marché de l’emploi. Mais la pandémie et les mesures de confinement ont plongé l’économie du pays dans l’ornière. Une première estimation du PIB par le STATEC, se basant sur « une seule vague » de confinement, prévoit une récession de l’ordre de 6% pour 2020 et un rebond de 7% en 2021. Sur base de cette prévision, le gouvernement, qui a mis en place un plan de stabilisation de l’ordre de 17,5% du PIB, prévoit un déficit budgétaire de près de 5 milliards d’euros en 2020.

Les indicateurs d’activité économique montrent un plongeon particulièrement marqué dans le secteur des services (non-financiers) et du commerce. Si la construction était à l’arrêt complet pendant plusieurs semaines, les carnets de commandes restent fournis. Du côté de la place financière la baisse de l’activité serait moins marquée. Mais les actifs des fonds (OPC) ont fortement reculé en mars (-11,1%), en raison de la baisse des marchés financiers, mais aussi d’un mouvement de repli des investissements.

Une hausse du chômage s’est matérialisée dès le mois de mars, malgré le recours inédit au chômage partiel (qui concerne 30% des salariés). A moyen terme, des indicateurs comme le chômage de longue durée et le recours au REVIS seront à suivre pour mesurer les effets sociaux de cette crise.

Au premier trimestre 2020, le PIB de la zone euro a marqué un recul de 3,8%, une baisse historique comme celles enregistrées en France (-5,8%) ou en Belgique (-3,9%). Pour 2020, la Commission européenne prévoit une récession de 7,7% dans la zone euro. En outre, dans la Grande Région, le nombre de demandeurs d’emploi a marqué une première hausse… depuis 2014.

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