Cela faisait des années que l’économie mondiale était dans une sorte de grande modération avec un taux de croissance tournant autour de 3,5%. Cela faisait également des années que des économistes (plus ou moins inspirés) prédisaient qu’une crise allait éclater car les niveaux de dettes privées étaient inquiétants, car les chambres de compensation concentraient trop de risques de contrepartie avec des niveaux de fonds propres insignifiants, car les prix de logements étaient trop élevés dans de nombreuses capitales, car les niveaux de dette publique étaient difficilement soutenables, car la rentabilité des banques était sous pression, car de nombreuses entreprises américaines et européennes étaient en plein « game of loan », car le populisme avait trop le vent en poupe, car la valorisation des start-ups high-tech n’était pas tenable, car la guerre commerciale sino-américaine faisait craindre le pire, car les taux d’intérêt étaient à des niveaux « bizarres », car la croissance pas assez verte et écologique devait avoir son lendemain inévitable, etc.

La « crise » est là et est apparue là où on ne l’attendait pas. C’est ainsi le COVID-19 qui touche au bien le plus précieux qui soit quoique trop souvent mal gardé (à savoir la santé) qui plonge, chaque jour un peu plus, le monde dans une situation d’incertitude radicale.

Il est nécessaire de dire et de rappeler que l’économie est secondaire par rapport aux conséquences sanitaires car il ne saurait y avoir d’arbitrage entre des pertes en vie humaine et des points de croissance. Cependant, un certain nombre de questions ne manquent pas de se poser: 

Quel pourrait-être le coût de la crise du coronavirus au Luxembourg?

A côté du primordial plan de gestion sanitaire/prévention de l’épidémie, comment «minimiser» les coûts sociaux-économico-financiers de cette crise aux niveaux européen et luxembourgeois? 

Quelles mesures de soutien adopter pour garantir un filet de sécurité généralisé à l’activité?

Autant de questions que ce document traitent tout en (ré)affirmant 2 principes:

1.la santé de la population est le bien le plus précieux quoi soit et tout sera fait pour la préserver ;

2.le tissu productif luxembourgeois est robuste et solvable mais puisque cette situation exceptionnelle fait qu’il risque de connaître quelques soucis de liquidité et de demande effective, tout sera fait pour le préserver.

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