Décryptage N°53 : Étudiants, cap sur les STIM

Les étudiants représentent un vivier de talents essentiel au développement économique d’un pays. L’évolution des choix d’études des résidents au Luxembourg, notamment dans les domaines des sciences naturelles, informatique, ingénierie et mathématiques (STIM), mérite une attention particulière.

Ces filières constituent un enjeu pour le marché du travail et la transformation économique du Luxembourg, où la part des personnes en âge de travailler diplômées des STIM reste inférieure à la moyenne européenne.

Ces dernières années, l’intérêt pour ces filières marque une progression significative : la part des étudiants résidents en STIM dans l’ensemble des domaines d’études est passée de 19 % en 2016/2017 à 22 % en 2024/2025. Les études en sciences naturelles occupent la 3ème place et celles d’ingénieur la 4ème place parmi les préférences disciplinaires des étudiants. De plus, la part des femmes parmi les étudiants en STIM est passée de 28% à 33 %.

Autre caractéristique majeure, le Luxembourg connait une forte mobilité internationale de ses étudiants avec 79 % des résidents suivant leurs études à l’étranger. Si cette « externalisation de la formation supérieure » crée une incertitude quant au nombre de diplômés qui reviennent travailler au Luxembourg, elle pourrait constituer aussi un vrai atout : les étudiants qui reviennent au pays bénéficient souvent de compétences et d’expériences enrichies grâce aux études à l’international.

Décryptage N°19: Construction, un secteur de poids au Luxembourg

Le présent décryptage porte sur un secteur essentiel pour l’économie luxembourgeoise, à savoir la construction. Il s’agit de répondre à une question simple : quel est le poids exact de cette branche en termes d’activité et d’emploi ? Cette évaluation se base sur la construction – secteur multiforme s’il en est – telle qu’elle est définie dans les comptes nationaux. Cette « prise de poids » sera effectuée de manière directe dans un premier stade. Sera rajoutée dans une deuxième étape l’incidence indirecte de la construction sur la valeur ajoutée et l’emploi, qui reflète les effets d’entraînement de ce secteur sur toutes les autres branches de l’économie, via les différents fournisseurs successifs. Le tout sera « bouclé » par la prise en compte des effets induits, restituant le surcroît d’activité et d’emplois alimenté par la rémunération des employés de la construction (et de ses fournisseurs) ainsi que par les dépenses d’investissement de ces mêmes branches.