Luxembourg

  • « Kleeschen » a résolument gâté le Grand-duché en 2015 : croissance et confiance des consommateurs dopées, chômage et dette réduits – et ce, au-delà des prévisions ! Selon le STATEC, l’acquis de croissance pour 2015 s’établirait à 4,8%, dépassant largement la prévision de 3,2% formulée en novembre 2015.
  • Autre motif de réjouissance : avec un taux de chômage de 6,7% en décembre 2015, le marché du travail luxembourgeois confirme son redressement. Sur l’ensemble de l’année 2015, le nombre moyen de chômeurs inscrits à l’ADEM a reculé de 2,6% par rapport à 2014, soit la première baisse depuis 2011. Au troisième trimestre 2015, la dette publique luxembourgeoise, exprimée en rapport avec la richesse économique produite, a diminué, s’établissant à 21,3% du PIB (22,9% au troisième trimestre 2014) et offrant au pays la médaille d’argent de la discipline budgétaire de la zone euro, derrière l’Estonie. Sur l’année, l’Etat luxembourgeois a perçu 3,8% de recettes fiscales supplémentaires par rapport à 2014 (+500 millions d’euros), soit un rythme de progression inférieur aux années précédentes (de 6,2% en moyenne), ce qui peut s’expliquer par le recul de 50% des recettes de la TVA sur le e-commerce et de 11,7% des droits d’accises. En revanche, malgré un léger rebond à 1,1% en décembre 2015 (0,5% sur l’année), le taux d’inflation devrait rester tel que les prochaines tranches indiciaires n’arriveraient à échéance qu’en juin 2016 et septembre 2017 selon la BCL, soit plus tard qu’anticipé à l’automne 2015.
  • Autre motif de réjouissance : avec un taux de chômage de 6,7% en décembre 2015, le marché du travail luxembourgeois confirme son redressement. Sur l’ensemble de l’année 2015, le nombre moyen de chômeurs inscrits à l’ADEM a reculé de 2,6% par rapport à 2014, soit la première baisse depuis 2011.
  • Au troisième trimestre 2015, la dette publique luxembourgeoise, exprimée en rapport avec la richesse économique produite, a diminué, s’établissant à 21,3% du PIB (22,9% au troisième trimestre 2014) et offrant au pays la médaille d’argent de la discipline budgétaire de la zone euro, derrière l’Estonie. Sur l’année, l’Etat luxembourgeois a perçu 3,8% de recettes fiscales supplémentaires par rapport à 2014 (+500 millions d’euros), soit un rythme de progression inférieur aux années précédentes (de 6,2% en moyenne), ce qui peut s’expliquer par le recul de 50% des recettes de la TVA sur le e-commerce et de 11,7% des droits d’accises.
  • En revanche, malgré un léger rebond à 1,1% en décembre 2015 (0,5% sur l’année), le taux d’inflation devrait rester tel que les prochaines tranches indiciaires n’arriveraient à échéance qu’en juin 2016 et septembre 2017 selon la BCL, soit plus tard qu’anticipé à l’automne 2015.

Zone euro

  • Bien que des vents favorables tels que la baisse des prix du pétrole, la faiblesse de l’euro, la plus grande neutralité des politiques budgétaires soufflent sur la croissance européenne, dans ses dernières prévisions hivernales la Commission européenne a abaissé de 1,8% à 1,7% ses projections pour la zone euro en 2016. Entre autres causes : des risques extérieurs accrus comme le ralentissement chinois, les craintes quant à la stabilité des banques dans certains Etats membres ou encore les conséquences socio-économiques incertaines liées à l’afflux de migrants.
  • Selon Eurostat, le marché du travail poursuit sa revitalisation avec un taux de chômage en baisse à 10,4% en décembre 2015 (10,5% en novembre et 11,4% en décembre 2014) en zone euro, au plus bas depuis 4 ans, et à 9,0% (idem en novembre et 9,9% de décembre 2014) en UE, le plus faible depuis juin 2009. Gare aux fanfaronnades hâtives : les disparités entre Etats sont fortes avec une amplitude de 20 points séparant les extrêmes. L’Allemagne et la République tchèque affichent des taux de chômage de 4,5%, quand la Grèce et l’Espagne sont respectivement à 24,5% et 20,8%.
  • Au troisième trimestre 2015, la dette publique a diminué de 0,7% par rapport au trimestre précédent pour s’établir à 91,6% en zone euro et de 1,7% pour atteindre 86% dans l’UE.
  • Le taux d’inflation annuel de la zone euro, comme celui de l’UE, stagne à 0,2% en décembre 2015. La BCE, qui s’est de nouveau montrée accommodante en décembre 2015, voit ses efforts pour atteindre la cible de 2% d’inflation sapés par la faiblesse des cours de l’or noir. Elle pourrait donc opérer un nouvel assouplissement monétaire en mars.

Reste du monde

  • Dans son discours de politique monétaire devant la Chambre des représentants, la présidente de la Fed, Janet Yellen, a annoncé que la hausse graduelle des taux directeurs, amorcée en décembre, devrait se poursuivre pour remplir le double objectif de plein emploi et de 2 % d’inflation. Pour autant, à court terme, l’orientation de la politique monétaire suivra l’évolution de la conjoncture mondiale et des indicateurs macroéconomiques américains, compromettant une hausse des taux cette année.
  • 6,8 : un double record… Celui du mois de décembre le plus chaud jamais enregistré depuis la mise en place de la station météorologique du Findel en 1947. Mais surtout celui du faible taux de croissance chinois au quatrième trimestre 2015. Pour l’année, le Bureau national des statistiques de Chine, l’a estimé à 6,9% soit le taux le plus faible depuis 1990. L’empire du milieu se mettrait-il au diapason des températures ?
  • La prédiction s’est répandue comme une traînée de poudre: selon une analyse du WEF, une nouvelle révolution industrielle bouleversera les business models (automatisation et désintermédiation) mais, surtout, transformerait le marché du travail en détruisant plus de 5 millions d’emplois dans les pays industrialisés ou en voie d’industrialisation. Vraiment ?

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