Cette courte contribution a été rédigée pour le magazine Paperjam dans le cadre d’un regard croisé à retrouver dans le dernier numéro.

Euro « fort » : pas de panique

En une année, l’euro s’est apprécié de 16% par rapport au dollar U.S. Une telle situation est susceptible d’entraver les exportations de la zone euro, donc la croissance. Selon la BCE, une dépréciation du dollar de 10% par rapport à la monnaie unique induirait une perte de PIB réel de 0,3%.

Il convient pourtant de ne pas céder à la panique. L’appréciation de l’euro pourrait rapidement s’inverser, le maître mot étant « volatilité ». La zone euro compte par ailleurs bien d’autres partenaires commerciaux que les Etats-Unis (la Suisse, la Suède, le Royaume-Uni, le Japon, etc.), dont les devises ont depuis un an été bien plus stables par rapport à l’euro que le dollar. A terme, un euro « ancrage de stabilité » pourrait par ailleurs monter en puissance en tant que monnaie de réserve internationale, avec à la clef un accroissement des revenus de seigneuriage de l’Eurosystème. Un euro durablement « fort » aiderait enfin à contenir les futures tensions inflationnistes, à la faveur de biens importés moins onéreux – l’énergie notamment. La capacité d’adaptation de nos entreprises, via une montée en gamme de leurs produits par exemple, pourrait faire le reste.

 

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