Luxembourg

Selon le Statec, le PIB en volume a progressé de 1,7% au troisième trimestre 2017 (+3,2% sur un an). Les services aux entreprises et le commerce ont bien plus contribué à cette amélioration que le secteur financier, grâce à une orientation plus favorable de l’activité.

Le chômage s’est établi en moyenne à 5,9% de la population active (demandeurs d’emploi résidents inscrits à l’ADEM) en 2017. Ce taux continue à baisser depuis le pic atteint en 2014 (7,1%) mais il reste encore loin de son niveau d’avant crise (4%). L’inflation moyenne est quant à elle passée de 0,3% à 1,7% de 2016 à 2017.

En 2017, l’Etat luxembourgeois a perçu 15,05 milliards d’euros d’impôts. Ce magot représente une croissance des recettes fiscales de 804 millions d’euros par rapport à l’année précédente (+5,6%), malgré la réforme fiscale et une perte de 295 millions d’euros due à la TVA e-commerce.

Zone euro

Du vent dans les voiles ? La croissance de la zone euro est au plus haut depuis 10 ans, 2,5% sur l’année 2017 et le chômage est au plus bas depuis 9 ans, avec un taux de 8,7%.

L’inflation annuelle a été de 1,3% en janvier contre 1,4% en décembre. Par conséquent, la BCE a décidé de ne pas changer le cap de sa politique monétaire et confirme que les achats d’actifs (de 30 milliards d’euros par mois) cesseront quand l’inflation reviendra de façon « convaincante ».

Le taux d’investissement des entreprises est en baisse à 22,4% du PIB de la zone euro au troisième trimestre 2017, contre 23,1% au trimestre précédent. En revanche, la part des profits des entreprises s’est accrue et se situe désormais à 41,4% contre 41% sur la même période que celle précédemment citée (Eurostat).

Aurons-nous bientôt un ministre des finances européen chargé de piloter le budget de la zone euro ? Quoi qu’il en soit, Benoit Coeuré (membre directoire BCE) tire la sonnette d’alarme et demande aux pays utilisateurs de la monnaie unique d’accélérer les réformes afin d’éviter un nouveau risque d’éclatement puisque selon lui « même un léger ralentissement pourrait engendrer d’importants coûts économiques et sociaux ».

Reste du monde

Après une hausse de 3,7% en 2017, le PIB mondial devrait progresser de 3,9% en 2018 et 2019 selon le FMI. Bien qu’optimiste, cette Institution met toutefois en garde contre les effets de la réforme fiscale américaine, des tensions géopolitiques (Asie de l’Est et Moyen Orient), des catastrophes naturelles, d’une correction sur les marchés financiers ainsi que des incertitudes politiques du Brésil, de la Colombie, de l’Italie et du Mexique, qui peuvent rejaillir négativement sur l’économie planétaire et sa stabilité à moyen terme.

Jérôme Powell a officiellement pris les rênes de la FED. Il a veillé à rappeler l’indépendance de la Banque Centrale et a dépeint un tableau optimiste de l’économie américaine. Janet Yellen fut déçue de ne pas avoir été renouvelée pour un autre mandat et met en garde contre les prix élevés des bourses et de l’immobilier, son départ a été marqué par une baisse de la plupart des marchés boursiers début février.

L’économie indienne devrait se hisser à la cinquième place mondiale dès 2018 devant la Grande Bretagne et la France. La part des pays asiatiques dans le PIB mondial continuera en effet d’augmenter au cours des 15 prochaines années. La Chine quant à elle dépasserait les Etats-Unis d’Amérique d’ici 2032 (Centre for Economics and Business Research).

Graphique 1 : Variations de variables corrélées au Luxembourg (1996-2017)

Graphique 3 : 17 ans de croissance mondiale du PIB (2000-2016)

Graphique 2 : Taux refinancement BCE & inflation harmonisée (01/2007-12/2017)

Graphique 4 : Les plus grandes économies de demain (2017-2032)

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